dimanche 29 novembre 2009

Jean-Pierre Raffarin aigri et haineux


Réaction à l'article paru dans la Nouvelle République le 28 novembre.

Comment peut-on à ce point dénigrer sa propre région ? Comment peut-on condamner par avance les 660 salariés de l’entreprise Heuliez, qui s’est relancée en s’appuyant sur les initiatives du Conseil Régional ? A croire qu'un échec serait souhaité... Comment peut-on tenir pour quantité négligeable les 600 PME qui ont rejoint le Pole Régional des Eco-Industries, créant et maintenant des centaines d’emplois dans les secteurs en croissance que sont les énergies renouvelables, les éco-matériaux, l’éco-construction et la mobilité propre ? C’est une pitoyable entrée en campagne que vient de faire Jean-Pierre Raffarin.

Est-il acceptable de ramener le débat électoral à des attaques personnelles contre la Présidente du Conseil Régional ? Aveuglé par la haine, M. Raffarin ne voit pas la multitude des liens nouveaux que le Conseil Régional a tissés avec les territoires et les acteurs économiques et sociaux : contrats régionaux de développement durable, coopérations avec les communautés de communes et d’agglomération pour le développement économique (95% des territoires ont conventionné), plan de soutien à l’artisanat, plan de lutte contre la crise élaboré avec les partenaires sociaux, et bien d’autres encore dans tous les champs de compétence de la Région. Difficile à admettre pour celui qui avait enfermé la région dans un système clientéliste sans stratégie ni priorités.

Comment peut-on sans cesse mentir ? Non, la dette régionale n’a pas augmenté, c’est sous la présidence Raffarin qu’elle a explosé, et sous celle de Ségolène Royal qu’elle a été contenue au niveau de 2004. Tout comme il est incontestable que les taux d’imposition n’ont pas augmenté depuis 2005. Tout comme il est clair que la nouvelle majorité a développé une politique forte en direction de la population : gratuité de l’éducation, aides aux choix éco-citoyens, soutien aux salariés frappés par les licenciements, etc… Jean-Pierre Raffarin espère que seuls les enjeux nationaux compteront dans l’élection. Pas étonnant, car si l’on compare sa gestion passée avec celle de Ségolène Royal, ça va être très dur pour lui.

jeudi 19 novembre 2009

Le véhicule électrique à 5000 € est une réalité





Janvier 2008 : Ségolène Royal lance un appel à projet pour un véhicule électrique à 5000 €. Cette annonce déclenche de l'enthousiasme, mais aussi de l'incrédulité. Je me souviens avoir répondu à une journaliste de Libé qui me demandait ce qu'une Région venait faire dans tout cela, "c'est plutôt le rôle des constructeurs, non ?". Les spécialistes de Bercy ne donnaient pas une chance à ce type de véhicule condamné d'avance à la marginalisation.


Et pourtant, moins de deux ans plus tard, c'est devenu une réalité. La Simplicity lancée par Eco & Mobilité, PME de Chauvigny (86), est vendue au prix de 11.000 € H.T., ce qui après passage des aides de l'Ademe (3.000 €) et de la Région (3.000 €), revient effectivement à 5.000 €. Elle répond aux attentes des collectivités et des entreprises avec, dans la version utilitaire, une charge utile de 500 kg et une autonomie de 80 km entre deux recharges. Le stand du Poitou-Charentes au Congrès des Maires est pris d'assaut !


Un cluster de l'automobile est en train de naître en Poitou-Charentes. C'est Heuliez qui assemble la Simplicity, avant de lancer l'industrialisation de son propre modèle, la Friendly, à la mi 2010. De nombreux sous-traitants sont partie prenante.


Comment ne pas être fier que notre région ait relevé ce défi, avec des centaines d'emplois créés ou maintenus à la clef !

dimanche 15 novembre 2009

Comment se procurer le livre




Petit rappel : on peut acheter le livre "J'ai vécu une révolution silencieuse" (prix : 5 €)


* en librairie à Poitiers centre ville : Librairie de L'Université, Librairie Gibert


* en librairie en périphérie : centre culturel Leclerc route de Gençay


* par correspondance : envoyer un chèque de 8 € (5€ + 3€ de port) à

Jean-François Macaire
16, rue du mouton
86000 POITIERS


ENVOI SOUS HUITAINE

dimanche 8 novembre 2009

SIPEA lauréate du Palmarès National Eco-construction





Une grande fierté pour SIPEA Habitat, organisme poitevin de logement social : son projet d'aménagement d'un écoquartier sur le site du Moulin Apparent, à Poitiers, est lauréat du concours national créé par le Ministère de l'Equipement et du Développement Durable.

En quoi ce quartier est-il plus écologique ? D'abord par la volonté d'agir. En 2007, le terrain d'accès devait être vendu par la Ville à un promoteur privé, Nexity. J'étais intervenu à l'époque pour faire en sorte que Sipéa puisse réaliser cette opération. Ensuite des négociations foncières ont été engagées avec EDF pour étendre l'emprise du projet. Les négociations sont en cours avec d'autres propriétaires privés pour acquérir l'ensemble du site.
La Maison de la Formation, voisine du projet, a accepté l'idée de partager son parking pour éviter de consommer trop d'espace pour les voitures. Des portiques photovoltaïques sont prévus pour abriter les automobiles.

L'architecte missionné par SIPEA, M. Gautier, et le bureau d'études de M. Nicollet ont innové en faisant appel aux ressources propres du terrain (matériaux calcaires, bois...) et en imaginant un système d'ascenseur autonome en énergie pour rejoindre la vallée du Clain. Un ensemble de 100 logements BBC (bâtiment basse consommation) ou BEPOS (bâtiment à énergie positive) est prévu, dans une mixité de locatif et d'accession.

Le quartier sera bien desservi par les transports en commun, par le bas (route de Paris) et le haut (futur busway).



dimanche 1 novembre 2009

Le patron des HLM félicite la Région



Thierry Repentin, président de l'Union Sociale pour l'Habitat (qui rassemble au plan national les organismes HLM), était à Poitiers jeudi 29 octobre. Il était l'invité d'honneur pour la signature d'une convention entre la Région Poitou-Charentes et l'association régionale des HLM, qui va permettre de financer avec la caisse des Dépôts la réhabilitation de 8000 logements sociaux.

"Vous n'avez pas forcément conscience de la portée de cette convention", a-t-il dit aux acteurs du logement présents, "mais sachez que si elle était appliquée dans toute la France, elle représenterait 40 milliards d'euros de travaux et environ 40.000 emplois sur 4 ans."

L'originalité de la convention pictocharentaise est de s'être intéressé aux logements dits de classe D, alors que les dispositifs nationaux ne visent que les "passoires thermiques" de classe E, F et G. L'effet de levier sur le logement est évidemment beaucoup plus fort. Le financement régional consiste à porter à taux zéro les prêts spéciaux de la Caisse des Dépôts pour ces opérations.

La mobilisation est totale puisque les 22 organismes de logement social de la région participent à l'opération. Jeudi, ils ont signé une charte d'engagement à réaliser concrètement la réhabilitation thermique d'une bonne part de leur patrimoine d'ici à 2012.

mercredi 28 octobre 2009

LGV Poitiers-Limoges : prenons le temps d'un débat



La Ligne à Grande vitesse entre Poitiers et Limoges, une infrastructure de 115 km d'un coût de 1,5 milliards d'€, mérite pour le moins un débat associant l'ensemble des citoyens de notre région. Le débat public organisé en 2006 n'a pas, à l'évidence, traversé les populations. On peut reprocher à ceux qui protestent aujourd'hui d'arriver trop tard, il n'empêche : la plupart sont de bonne foi, ils n'ont tout simplement pas vu l'enjeu à l'époque.

L'accélération donnée au dossier en l'intégrant dans le projet de ligne Sud Europe Atlantique, en juillet 2009, a concouru à prendre de court élus et habitants.
Alors, que faire ? Passer en force ? Ce ne serait pas la première fois, mais il est-ce une pratique qui peut encore exister au 21° siècle ? Face aux choix souvent cornéliens que nous imposent la survie de la planète, ne faut-il pas rechercher au contraire une sorte de contrat social librement accepté, où chacun consent un sacrifice individuel au nom de l'intérêt général, y compris celui des générations futures ?
Pour qu'un tel contrat existe, il faut aller au delà des réunions d'information, comme celle qui a été tenue hier soir (merci à RFF de l'avoir organisée, elle était intéressante mais ne répondait pas à la question de la pertinence du choix effectué).
Il faut aller au delà aussi du débat participatif que nous avons organisé au Conseil Régional, très déséquilibré par l'absence de RFF (le Préfet en ayant refusé la venue).
Des méthodes existent : les conférences de consensus par exemple. Supposons que soient "enfermés" pendant trois jours un groupe de 30 ou 40 citoyens tirés au sort devant huissier. Que viennent devant ce groupe les tenants des deux partis. Que ce groupe travaille avec l'aide d'experts indépendants qui apportent les explications techniques et vérifient les arguments des uns et des autres. Qu'il aide à élaborer différentes alternatives et qu'ils les évaluent tour à tour.
Supposons qu'à l'issue de ces trois jours, après avoir délibéré, le groupe délivre un message aux habitants de Poitou-Charentes. La position prise dans ce cas sera forte d'une grande crédibilité et d'une forte légitimité.
Ne pouvons-nous pas prendre le temps de ce débat (quatre à six mois) ?
En démocratie, la mesure la plus juste n'a de vraie valeur que si elle est partagée.

vendredi 23 octobre 2009

Bravo à la commune de Saint-Sauvant


La commune de Saint-Sauvant (1300 hab.) dans la Vienne vient de se doter d'une chaudière bois qui assure le chauffage de l'école et de la salle polyvalente. Le bois de chauffage est fourni par l'ONF, qui exploite la forêt domaniale bien connue.

Exemple très concret de ce que peut apporter la croissance verte : des emplois de maintenance de la chaudière, de production et de livraison du bois de chauffage... et un budget communal à l'abri de la hausse des prix du pétrole et de la taxe carbone.
Saint-Sauvant prépare une nouvelle opération, intercommunale cette fois, avec un réseau de chauffage bois. 21 logements existants seront raccordés en plus des bâtiments communaux.
La commune répond régulièrement aux appels à projets de la Région et bénéficie des aides régionales.

lundi 19 octobre 2009

Croissance verte ? Qu'entendez-vous par là ?



L'échange qui a eu lieu ce lundi avec les membres du conseil de développement de la CAP montre toute l'importance des mots. Par exemple, le mot "croissance" choque certains participants, visiblement par sa connotation "30 glorieuses", "gaspillage de ressources", "société de consommation à outrance".


Alors la croissance verte, un oxymore ? Pas si vite, nous avons encore besoin de croissance dans un monde aussi inégalitaire. Sinon, nous risquons de figer pour longtemps les scandaleuses inégalités existantes entre les gens, entre les territoires, entre le Nord et le Sud.
La croissance verte est fondamentalement différente. C'est en étant économe en ressources naturelles, en étant attentive à la préservation de la planète, qu'elle crée de la richesse.
Elle ne se mesure pas avec le PIB, mais plutôt avec des indices de développement humain intégrant le bien-être individuel et collectif.
Elle crée des emplois de qualité, dans des entreprises soucieuses de leur responsabilité sociale et environnementale.
Exemple en région : le plan photovoltaïque régional a attiré l'entreprise Solaire Direct, qui se veut un exemple d'intégration sociale et territoriale sur le bassin de Chatellerault.
Les emplois générés par la croissance verte prennent le relais des emplois perdus dans l'industrie traditionnelle. Chaque entreprise, chaque filière doit faire sa mutation. Toutes les entreprises, quel que soit les secteurs d'activité, ont leur chance si elles se positionnent sur ces nouveaux marchés.


Jean-François Macaire

dimanche 18 octobre 2009

Qui veut casser l'image de Poitiers ?


Les évènements se succèdent. Samedi 17 octobre, nous avons assisté à une provocation policière au sein même de la manifestation de soutien aux familles de Jean-Salvy et Samuel, deux étudiants emprisonnés à la suite des violences du 10 octobre, et qui sont innocents aux yeux des témoins, de leur famille et de leurs amis.

Pourquoi cette intervention policière ? Qui était menacé par qui dans ce rassemblement on ne peut plus pacifique ? Qui veut ternir l'image de Poitiers, cette ville humaniste qui puise dans son passé la force de l'innovation sociale ? Veut-on effacer l'oeuvre de Jacques Santrot, Georges Charbonnier, Jean-François Robin, Jean-Luc Gaboreau, Hubert et Marianne Dujardin et bien d'autres acteurs qui ont permis que cette réalité existe ?
Encore une fois, qui a envoyé les casseurs le 10 octobre ? Et pourquoi à Poitiers ?
Soyons plus que jamais vigilants.


Jean-François Macaire